Oser la cuisine Argentine à Reims, un pari gagné

Ouvrir un établissement en jouant la carte d’une cuisine étrangère réputée ? Christophe Anquetil, propriétaire du restaurant argentin Che Diego à Reims, a osé. Et même si le marché reste étroit – il n’existe qu’une vingtaine « d’argentins » en France, il ne regrette pas son audace.

En effet, six mois après l’ouverture, il nous faisait part ((voir vidéo)) de ses premiers succès, avec une clientèle rémoise d’abord curieuse puis séduite par les fameuses viandes et les crus d’Amérique du Sud.

Amener les collègues à la découverte d’une autre cuisine

Nous y sommes retournés six mois plus tard, un mardi précédent les fêtes de Noël. Le restaurant était plein à midi, malgré sa position légèrement excentrée par rapport au centre-ville et ses commerces. Plusieurs tablées de salariés étaient bien remplies : « les gens viennent souvent à titre individuel, pour découvrir nos plats et nos vins, qui les changent du champagne » explique en souriant le propriétaire. « Et lorsque cela leur plait, ils reviennent avec des collègues. Pour déjeuner bien sûr, mais aussi le soir. Les formules avec tapas se prêtent bien à des pots et nous avons de surcroît la possibilité de privatiser une salle à l’étage ».

Un bel emplumé !

Parmi les autres atouts de Chez Diego, la personnalité du propriétaire constitue incontestablement un plus. Bien connu en ville pour ses exploits de coureur automobile, c’est dans une très grande décontraction qu’il semble aborder son nouveau rôle de restaurateur. Une décontraction contagieuse pour la clientèle, mais qu’on ne s’y trompe pas : le « patron » fait attention aux moindres détails et, notamment, à toutes les innovations susceptibles de séduire. Par exemple, il nous propose aux clients de consulter la carte sur des tablettes individuelles, ce qui leur permet de naviguer facilement sur le site du restaurant et d’avoir accès à des explications détaillées sur tous les produits sud-américains. Et dernièrement, il a encore su étonner, en s’attachant les services… d’un magnifique perroquet, qui fait les délices de la clientèle par ses mimiques et ses jeux sur le perchoir.
Oser mais pas n’importe comment !

Un sens du risque qui fait donc mouche… ce qui ne saurait surprendre au vu des états de service du propriétaire dans le milieu de la course automobile. Il y a cependant un pari que Christophe Anquetil n’a pas voulu prendre. « Dès le départ, je me suis affilié aux Tickets Restaurant®. Ce serait franchement osé de se couper d’un moyen de paiement qui représente plus de dix pourcents des volumes » conclut-il, avant d’aller nourrir, dans un grand sourire, son perroquet.

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