Le doggy bag : et si vous devanciez l’appel ?

Suite à un amendement voté en mars dernier, les restaurateurs pourraient se trouver bientôt dans l’obligation de proposer un doggy bag à leurs clients rassasiés. Une décision bonne pour la planète qui mérite peut-être d’être devancée.

Janvier 2016 : Le Parisien, Europe1, 20 minutes et d’autres médias, annonçaient, à grands renforts de « ça ne marchera pas ! », l’obligation pour les restaurateurs de proposer un doggy bag à leur client, à compter du 1ier janvier… 2016 ! Il s’agissait alors d’une mauvaise interprétation d’un volet d’une loi votée en 2011 sur les bio-déchets.

Toutefois, l’idée a semblé suffisamment bonne… pour la planète. Ce qui lui a permis de faire son petit bonhomme de chemin, jusqu’à cet amendement du 21 mars dernier, qui oui, cette fois, « vise à créer l’obligation de mettre à disposition un « doggy bag » ou « gourmet bag » dans les restaurants ». Amendement adopté par la Commission développement durable du parlement. Mais pour son entrée en vigueur, et sa date d’application sur le terrain, il faudra attendre son vote à l’Assemblée Nationale.

Un amendement pour lutter contre le gaspillage alimentaire

Et si l’amendement devient loi, est-ce que ça marchera ? Et quoi pour convaincre les restaurants : des amendes ? L’amendement joue plutôt sur la corde sensible et sur la responsabilité sociétale et environnementale des restaurateurs : voilà qui est plus intelligent. Il s’appuie pour ce faire sur une étude de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), concernant le gaspillage alimentaire et le rôle non négligeable de la restauration commerciale dans ce fléau. Les pertes alimentaires y seraient, selon cette étude, 5 fois supérieures à celles au domicile et représenteraient 11% du gaspillage alimentaire total généré par l’ensemble des filières alimentaires. Ce chiffre est assez proche des constatations sur le terrain de Franheim, la startup interviewée récemment par nos soins.

Ce gaspillage dépasse les 10 millions de tonnes par an, selon Planétoscope, qui nous propose de le suivre en temps réel,  via un compteur affolé et affolant. Rien qu’à le regarder nous vient l’envie, que l’on soit restaurateur ou consommateur, de vite vite vite, adopter le doggy bag, loi ou pas !

Communiquer sur son éthique pour se démarquer avec le réseau Gourmet Bag

Des restaurateurs soucieux de l’environnement ont déjà sauté le pas. C’est le cas notamment de ceux du réseau Gourmet Bag, mis en place et soutenu par la DRAAF Auvergne-Rhône-Alpes (Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt de Auvergne-Rhône-Alpes, antenne régionale du Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt), en partenariat avec l’ADEME. Statistiques à l’appui (59 % des personnes peinent à finir leur assiette, 75 % sont prêtes à utiliser le doggy bag et 90 % favorables à une promotion du doggy bag), ce réseau y croit dur comme fer. Au point de proposer tout un panel d’outils pour permettre au restaurateur de communiquer sur son éthique et son engagement. Une façon plutôt futée de se démarquer de la concurrence !

Devancer l’appel avec des doggy bags français

Mais où les trouver les doggy bag ? Pour rester dans l’esprit de la futur loi, le mieux est de faire travailler les fabricants français : moins de transports et du travail pour nos compatriotes. Par exemple : l’entreprise familiale marseillaise Milhe et Avons (140 ans d’expériences dans l’emballage alimentaire) qui propose une gamme doggy bag épurée. Ou encore la société de la Loire DPL (Design Packaging Logistique) qui ajoute une personnalisation  – message de com, logo, coordonnées du resto – pour se rappeler au bon souvenir des clients.

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