Business plan : les bonnes pratiques pour un projet solide

Dans la création d’un restaurant, l’étape du business plan est bien souvent, un moment compliqué où, on remet son projet en question, on revoit 100 fois les mêmes parties ou bien on change d’avis ! Bien sûr, dans ces moments, internet est notre meilleur ami ! Et si on compilait pour vous toutes les infos qu’il vous faut, pour faire de votre business plan un élément solide pour démarrer votre projet de restaurant ?

Ce qu’il faut déjà constamment garder en tête, ce sont les objectifs majeurs pour lequel vous réalisez votre business plan : 

Faire le point sur le projet, savoir où vous en êtes. La réalisation d’un business plan permet de se rendre compte de l’ampleur de ce que vous êtes en train de créer et ce dans quoi vous vous lancer. 

Présenter le projet aux financiers, ceux qui pourront vous financer (majoritairement les banques, mais également pour le crowdfunding). Le business plan reprend tous les éléments clés du projet et ainsi, vous permet de rassurer les potentiels investisseurs sur la fiabilité de ce dernier. 

Votre projet : est-il aussi bien défini que vous le pensez ?

Pour rappel, cette première partie consiste à définir votre projet. Trois axes se distinguent de cette partie :

La présentation du projet

Dans cette partie, vous devez présenter votre projet en détail. Il faut expliquer comment vous est venu l’idée, de quel constat vous êtes parti pour monter ce projet et surtout, quelle est sa valeur ajoutée. N’importe qui à la lecture du business plan doit être en mesure de comprendre votre projet. 

Dans un business plan pour restaurant, votre valeur ajoutée résidera dans l’explication détaillée de votre projet. Des milliers de restaurants ouvrent chaque jour, alors qu’est-ce qui démarquera le vôtre d’un autre ?

L’évolution du secteur de la restauration, oblige les nouveaux arrivants à être encore plus créatifs. À travers votre projet, vous devez créer un lieu de vie innovant. Cela comprend donc : le style de restauration que vous souhaitez exercer (restauration traditionnelle, à thème, rapide, d’affaires…), le type de cuisine que vous souhaitez proposer, le type de client que vous souhaitez viser, la gamme de service et d’expérience client que vous souhaitez offrir.

L’étude de marché :

C’est une étape très importante pour le business plan. Elle vous permet  de valider l’existence d’une opportunité sur le marché, mais surtout, de donner de la crédibilité à votre projet. Pour démarrer, il vous faut trouver les informations nécessaires sur le marché à pénétrer. 

Pour ce faire, il existe différents canaux : la presse spécialisée, les bases de données professionnelles (comme Xerfi), les articles et sites internet. Cette recherche vise à comprendre les rouages et clés du marché ciblé. 

Les principales informations à recueillir correspondant : 

  • au marché : la taille du marché, le taux de croissance du marché, son cycle de vie (est-il en développement, en croissance, à maturité…) ainsi que la rentabilité du marché.
  • à la concurrence (directe et indirecte) : identifier les leaders, le nombre de concurrents directs et indirects, le chiffre d’affaires moyens d’un concurrent, la marge moyenne.

Vient ensuite les études terrains, il existe deux types. Les études qualitatives qui permettent d’étudier les paramètres qui ne sont pas directement quantifiables (comme les habitudes d’achat et le comportement d’un consommateur face à l’offre proposée). Les études quantitatives qui ont pour objectif majeur de mesurer les grandes tendances du marché. Cela vous aidera à savoir si votre concept et votre cible correspond bien à la localisation de votre futur restaurant. 

La stratégie

L’étude de marché permet d’avoir une vision plus claire du marché et ainsi d’en dégager une analyse comme point de départ de la stratégie. 

Adopter un positionnement stratégique, plusieurs possibilités pour se démarquer : 

  • Domination par les coûts : proposer des prix plus bas que la concurrence, notamment grâce à la structure des coûts qui est moins importante.
  • Domination par la focalisation : s’attaquer à une partie du marché, non encore exploitée par la concurrence. Par exemple, vous vous situez dans un quartier où il y a beaucoup de restaurants traditionnels mais pas de restauration rapide. Vous pouvez donc vous lancer directement sur ce créneau.  
  • Domination par la différenciation : aux yeux des clients, pour un même produit, vous apportez une valeur ajoutée plus importante que la concurrence. 

Il faut ensuite se fixer des objectifs clairs et réalistes. Ils peuvent être de nature financier ou bien commercial. Puis, il faut définir le plan d’action, c’est-à-dire les leviers qui vont vous permettre d’atteindre ces objectifs. Cela peut être le prix, la communication, la distribution…

La deuxième partie du business plan est dédiée à votre entreprise d’un point de vue juridique ainsi que la constitution de votre équipe.

Pour la partie juridique, une multitude de possibilités s’offrent à vous. Le choix dépendra du nombre de fondateurs qui constituent le corps directionnel. Si vous êtes seul à vous lancer dans l’aventure, il conviendra d’opter pour une entreprise individuelle. Si vous êtes plusieurs, c’est là que ça se complique : SARL, SAS, etc. Le choix se fera en fonction de votre vision de vous répartir les responsabilités. Ainsi opter pour la meilleure forme juridique, il faut s’entourer d’un avocat qui vous conseillera au mieux.

Concernant l’équipe, c’est important de présenter chaque membre du projet. Quel est son rôle, son expérience, ce qu’il apporte au projet… 

Attention, accrochez-vous bien ! La troisième et dernière partie, non des moindres : les prévisions financières

Cette partie permet à un financeur de se faire une idée de l’attractivité du projet d’un point de vue financier. L’objectif est donc de convaincre le lecteur de la viabilité et de la rentabilité du projet. Il faut identifier les besoins financiers et la création de valeur apportée du projet. 

Pour ce faire, 5 tableaux sont nécessaires : 

  • Compte de résultat prévisionnel : reflète l’activité économique de l’entreprise sur l’exercice comptable. En reprenant l’ensemble des produits et des charges, il permet d’exprimer un résultat (positif ou négatif). 
  • Besoin en fond de roulement : représente le montant que vous devez financer pour couvrir le besoin résultant du décalage de votre flux de trésorerie (dépenses / recettes)
  • Plan de financement initial : permet de définir les capitaux nécessaires au lancement du projet et met en avant vos besoins d’investissements et ressources de financement.
  • Plan de trésorerie : consiste à savoir si les recettes touchées sur votre première année pourront faire face en permanence aux dépenses faites sur cette même période. Il mettra en avant l’équilibre et déséquilibre entre vos encaissements et décaissements.
  • Seuil de rentabilité et point mort : détermine le chiffre d’affaires optimal à réaliser sur votre première année pour atteindre votre point d’équilibre, le point mort (total des charges = total des produits). 

Vous avez maintenant toutes les cartes en main pour construire un business plan solide.

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